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La symbolique dans l'art Médieval

2019

Cours de Chantal du Ry

« Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem »

Les dimensions de statues des Vierges Noires sont soumises à des règles cabalistiques. « Tout est réglé avec nombres, poids et mesure » est-il écrit dans le Livre biblique de la Sagesse. Simple citation pour l'homme d'aujourd'hui, ce verset est une réalité tangible pour l'imagier médiéval oeuvrant dans le domaine sacré et répondant par le fait même aux commandes émanant de l'Église. C'est pourquoi les Vierges Noires présentent une constante dans leurs mensurations.
Nous verrons aussi l'influence des cultes antiques sur les légendes concernant la découverte des statues des Vierges Noires. Toutes ces légendes lient la Vierge Noire à une origine mythique, ou rendue volontairement mystérieuse, et ont pour but de montrer que la Vierge Noire, « aqueduc des grâces » était considérée comme une véritable émanation divine, ce qui imposait de la distinguer de toutes les autres statues, sa finalité n'étant pas la même par essence.
 
Nous examinerons en complément les implications majeures des correspondances entre Marie et les matriarches de l'Ancien Testament, étrangement stériles jusqu'à ce qu'une intervention divine les rende fécondes. Le cas de Iocheved, la mère de Moïse... revirginisée après la naissance d'Aaron et Myriam, intervient également dans la compréhension du « secret de Marie ». Les noces éthiopiennes de Moïse à Madian, ainsi que les amours de Salomon et la Reine de Saba chantées par le Cantique des Cantiques, sont autant d'éléments intervenant dans la compréhension des Vierges Noires. Enfin, les enseignements de la kabbale juive sont déterminants pour la symbolique des statues, appelées « Vierges Noires ».

Dates des cours : les jeudis à 10h

  • 4 avril
  • 2 mai
  • 6 juin

Cours de Chantal du Ry

Les Vierges Noires

Nous avons montré que les statues des vraies Vierges Noires, c'est-à-dire celles dont l'authenticité peut être tenue pour certaine, présentent d'étranges concordances.  Après avoir examiné les treize similitudes qu'elles présentent, il nous faut comprendre pourquoi on appelle chacune des Vierges Noires le « Trône de la Sagesse» (Sedes Sapientiae). Que signifie cette appellation et d'où vient-elle ? Pourquoi la couleur noire de la statue proprement dite ? Par ailleurs, pourquoi utilise-t-on toujours les mêmes couleurs dans les vêtements des vraies Vierges Noires ? En d'autres termes, que sont les « émaux de la Vierge » ? Enfin, quels sont les rapports de ces statues avec les disciplines ésotériques telles que l'alchimie et la kabbale ? Ces questions reviennent en définitive à se demander pourquoi et en quoi la civilisation à laquelle se rattachent ces statues est qualifiée d'initiatique.

Dates des cours : les jeudis à 10h

  • 10 janvier
  • 07 février
  • 07 mars

2018

Cours de Chantal du Ry

Les Vierges Noires

Comment se fait-il que Notre-Dame, la Très Pure, la Tour d'Ivoire, la Reine des Anges, le Lys... puisse être représentée avec un visage peint en noir, des mains noires aux doigts trop longs, et le Christ en son giron paré de la même couleur ? Pourquoi les statues des Vierges Noires sont-elles installées au lieu le plus sombre des églises, c'est-à-dire la crypte, alors que Notre-Dame est aussi appelée la Reine de Lumière ou Notre-Dame des Lumières ? Pourquoi le noir ? Pourquoi ce culte intense rendu aux Vierges Noires du XIe au XIIIe siècle ?
 
La question du pourquoi nous indique un chemin intérieur que suivaient le pèlerin, le moine et l'orant. En interrogeant les symboles, que l'on suive la voie de saint Bernard de Clairvaux, ou celle de l'alchimiste, du kabbaliste ou du compagnon, il est toujours question de notre réalité ontologique. Chacun peut s'engager sur cette véritable voie initiatique et s'en trouvera transformé à jamais. De la Vierge noire à la Vierge blanche, la première étant cachée et la seconde étant illuminatrice, il y a évidemment complémentarité. Nous nous interrogerons sur le « secret de Marie » à travers la tradition vivante qui s'enracine dans la Bible, et notamment le « Cantique des Cantiques », ce poème de l'amour qui a fécondé la mystique juive et chrétienne. L'obscure carnation de la « Schoulamite » nous y a été présentée en ces termes connus de tout bibliste : « Je suis noire, mais je suis belle ».
 
FRAIS DE PARTICIPATION AU COURS : 45 euros pour l'année académique et 5 euros par syllabus.

Dates des cours : les jeudis à 10h

  • 4 octobre
  • 8 novembre
  • 6 décembre
UTD

37, Rue Sous-le-château
4500 Huy

085/25 44 59

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